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Noeud Borroméen

En psychanalyse, c’est ainsi que Jacques lacan choisit de représenter la structure du sujet. Dans son séminaire du 9 février 1972, Lacan crée une phrase à la structure borroméenne :     « Je te demande de refuser ce que je t’offre parce que ce n’est pas ça ! »

Je te demande=imaginaire=Moi   / de refuser ce que je t’offre=Symbolique=Surmoi / parce que ce n’est pas ça=Réel=Ca.

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Le noeud borroméen a été au centre de l’enseignement de Lacan les dix dernières années. Il s’agissait de donner aux analystes une écriture et une autre façon de penser.

 

 

« La cure n’est pas le vidage d’un sac de signifiants jusqu’au dernier, c’est plutôt le démêlement d’un noeud embrouillé, il s’agit de défaire les faux nouages responsables éventuellement d’autant d’effets : symptômes, inhibitions, angoisses, jusqu’à rencontrer le noeud irréductible de structure ».

J.Lacan

 

 

« Néanmoins, le nœud Borroméen ne se rapporte pas seulement au logos ( le discours) de l’analysant, il concerne aussi la fonction du psychanalyste au sens ou il doit s’appuyer sur le nœud pour ordonner son discours, et pour ceux qui ont travaillé sur les quatre discours de Lacan et dans lequel la place de l’analyste doit se situer comme désêtre, avec le nœud Borroméen Lacan vient situer l’analyste comme ordonnateur d’un discours, (ce qui n’est pas contradictoire). « Le symbolique, l’Imaginaire et le Réel, c’est l’énoncé de ce qui opère effectivement dans votre parole quand vous vous situez du discours analytique, quand analyste vous l’êtes ».

« Le nœud borroméen permet de réaliser ce que notre pensée limitée par l’imaginaire résiste à concevoir », le nœud borroméen n’est donc pas du symbolique, il n’est pas non plus de l’imaginaire, un modèle, c’est une écriture, l’écriture de ce qui échappe à une représentation, bref, l’écriture d’un réel ».

Olivier Coron, psychanalyste, membre de l’ALI.