Menu

Qui suis-je ?

La plupart des psychanalystes ne parle pas de leur parcours, d’eux même. C’est souvent une question de posture. Facile…Il vaut mieux sans doute pour certaines canailles qui n’ont pas fait d’analyse et se prétendent. Pour d’autres, c’est l’excuse du transfert… En ce qui me concerne, j’aime bien savoir à qui j’ai affaire, à faire, donc je transfère ici ces quelques lignes de vie.

FullSizeRender copie

Tout d’abord, voici mes domaines d’interventions privilégiés : (Attention, ce ne sont pas des « spécialités », mais des résultantes diachroniques)

  • Les névroses et perversions.
  • Les troubles du langage.
  • Les déterminations d’objectif de vie.
  • Le conseil en stratégie, la stratégie politique.
  • Le conseil en communication.
  • Les résolutions de conflits.
  • La stimulation de la créativité.
  • Le traitement des problèmes sexuels, gynécologiques et dermatologiques.
  • Les problèmes de fécondité et l’aide à la procréation.
  • Les problèmes (homme / femme) pré et post partum.
  • Les problèmes de couples, de parentalité, de scolarité.
  • Le traitement des addictions (cannabis/cocaïne/alcool/Internet/Jeux vidéos, etc…).
  • Les anorexies.
  • Les troubles du sommeil.
  • Le suivi du sportif de haut niveau (Golf / Football et Tennis), des musiciens.

 

Maintenant, voici quelques grandes étapes qui m’ont menées à cette discipline, celles qui font partie de mon action professionnelle et qui font objet à ma praxis. Le Réel, c’est que les faits nous mènent, les phénomènes.

Très tôt, vers 12 ans, je m’interroge sur le sens de la vie, le sens de l’homme parlant. La sociologie, la philosophie, la théologie, la politique, la médecine et la psychanalyse sont mes lectures préférées. Je décide alors, à 18 ans, de devenir psychanalyste.

Fort d’un bac « Sciences de la vie », il est décidé en 1995 que j’entre en prépa médecine à Besançon. Mon père m’assure que pour devenir psychanalyste, il faut faire médecine… Ce qui est faux mais devant l’urgence de choisir son orientation après le bac, j’accepte. Étant sportif de haut niveau en boxe française et très à l’écoute de « ce corps qui parle », je m’oriente vers l’IFMK, l’école de Kinésithérapie.

J’ai choisi cette discipline (kinésis veut dire mouvement – therapy ) car la proximité avec le patient, le rapport au corps et surtout la récurrence des consultations, étaient autant de raisons qui nourrissaient mon désir de pratiquer « l’autre », de le connaître, de le soigner.

En 1997, j’entame une psychanalyse que je m’offre à l’aide de mes jobs d’étudiants. J’enseigne alors aux étudiants de prépa médecine, la physiologie, l’embryologie, la biomécanique et surtout la psychologie médicale et la déontologie.

En juin 2000, mon diplôme d’état de masseur-kinésithérapeute en poche, je quitte Besançon pour m’installer une quinzaine de jours après, dans une chambre de service, boulevard Magenta dans le Xe arrondissement de Paris. Je commence alors la formation technique du psychanalyste au sein de l’association « L’Effet Freudien » dirigée et animée par Guy Massat et Anne-Marie Bourrelly.

Je poursuis mon analyse, parfois à raison de 5 séances par semaine. Mon poste d’assistant kinésithérapeute, rue du Faubourg Saint-Martin, Xe arr. de Paris, me permet alors de financer ma psychanalyse.

Dans le même temps, et parce que Paris le permet, je suis moult séminaires dans les différentes associations psychanalytiques parisiennes : La Cause Freudienne, L’ALI (Association Lacanienne Internationale), la SPP, Abréaction, etc… Je les pratique toutes. Force est déjà, à l’époque, de constater qu’il existe de vrais… et de faux psychanalystes. Parce que beaucoup ne savent pas ou ne veulent pas savoir ce qu’est l’inconscient et le confondent souvent avec l’inconscient des philosophes, le préconscient et pire… avec le conscient.

Le 17 novembre 2001, alors que je sortais d’un entrainement et roulais au pas avec ma moto, je suis victime d’un jeune chauffard, qui, le téléphone à la main et le pétard dans le cendrier de sa voiture, me laissa sur le carreau, boulevard Rochechouart à Pigalle. Dans un premier temps, je reste deux semaines en soins intensifs, entre la vie et la mort et, dans un deuxième temps, en service hospitalier au Kremlin-Bicêtre durant 3 mois. Je mettrai ensuite deux années pour retrouver l’usage total et l’intégrité de mon corps.

Malgré les épreuves, cette convalescence fut heureuse car elle m’a permis de me confronter aux réalités humaines : La mort, la douleur, le handicap, le rapport au corps, la faiblesse physique, la récupération ou la régénérescence, la respiration, la patience, l’espoir, le regard de l’autre etc…

En juin 2002, ma guérison dépasse, et mes craintes et mes espoirs. Je peux retravailler et reprendre un poste de collaborateur kinésithérapeute dans le XVIe arr. de Paris.

Pour des raisons économiques, la crise nous tombe dessus ; Et dans l’objectif d’améliorer mes compétences en thérapie manuelle, j’entame une formation de trois années en Ostéopathie chez Sismed ainsi qu’à l’Onrek.

À 29 ans, je subis la procédure de la Passe, instaurée par Jacques Lacan et me déclare à l’État Français. Je commence à recevoir mes patients sur le divan, conservant, néanmoins, une part d’activité kinésithérapique et ostéopathique. Cela, bien sûr, dans 2 consultations différentes et sans mélanger les genres. Aucun patient ne passant jamais de l’une à l’autre consultation.

À 31 ans, je développe le concept de cabinet de santé Brunie-Massenet aux 4 et 7 rue Massenet dans le XVIe arr. de Paris.

Il regroupe des kinésithérapeutes, ostéopathes, acupuncteurs, infirmiers, pédicures-podologues, diététiciens-nutritionnistes, médecins chinois, homéopathes, sophrologues, psychothérapeutes et psychanalystes.

Vient ensuite le moment de la création par Guy Massat et moi-même entre autres, du Cercle Psychanalytique de Paris, association qui a pour vocation d’étudier l’enseignement de Lacan et de former de nouveaux psychanalystes. Pendant 3 années, le Cercle organisera des conférences « d’initiation à la psychanalyse » afin d’enseigner ce qu’est l’inconscient psychanalytique mais aussi dans le but de contrer la posture de Michel Onfray qui publie un Nième livre noir sur la psychanalyse. Il ne sait pas que le noir est la couleur de l’inconscient et qu’il nous donnera au final matière à con-vaincre les étudiants des facultés de psycho et autres auditeurs des nombreux cafés « philo » de Paris.

Puis, dans le but d’assouvir ma curiosité, mon désir de connaissance et d’améliorer ma pratique, j’entreprends alors une formation sur 3 années à L’ARCHE, Paris, en PNL et en Hypnose Ericksonienne. Je vais jusqu‘au praticien sous la gouverne de l’excellent, très sérieux et sympathique Kevin Finel. Néanmoins, je fais la différence entre « l’inconscient de l’hypnose » qui s’apparente bien souvent au préconscient et à l’inconscient psychanalytique.

Enfin, je ne peux oublier la rencontre et me dois de rendre hommage à Gérard Vachonfrance, psychiatre et psychanalyste, co-fondateur de la société française d’alcoologie, qui m’a transmis une grande partie de son savoir, notamment sur les addictions qui sont nombreuses et ravageuses dans nos sociétés « modernes »…

Quelques années plus tard et donc aujourd’hui, je reçois des patients en cure analytique classique (plusieurs fois par semaine pendant plusieurs années) mais certaines thérapies s’apparentent aussi à ce que j’appelle aujourd’hui la Psychanalyse-Lacanienne-Hypnotique : Le patient est sous hypnose, s’il le désire, sur le divan et associe sur les signifiants qui résonnent dans son inconscient. J’utilise différentes inductions hypnotiques après une courte détermination d’objectif mais sans « protocole thérapeutique ». Le patient sait qu’il doit suivre la règle fondamentale et associer sur tout ce qui lui vient à l’esprit. C’est très efficace. Cela donne, semblerait-il, plus de liberté à l’adhérent. Il peut passer du coq à l’âne sans chercher à comprendre, tout en ayant inconsciemment un objectif en tête. Cela ressemble en hypnose Ericksonienne au protocole dit « De Rossi ». En tout cas, c’est une forme de psychothérapie-analytique hypnotique, plus courte que la psychanalyse classique et qui répond bien à certaines demandes du patient, à certains types de problèmes, de symptômes (Cf. Cas clinique résolu).